ED-ST/UJKZ : Lancement du projet CRP D302043-AIEA

ED-ST/UJKZ : Lancement du projet CRP D302043-AIEA

La coordination du projet de Recherche (CRP) D302043 de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) porté par le Laboratoire de physiologie animale de l’Ecole Doctorale-Sciences et Technologies (ED-ST) de l’Université Joseph KI-ZERBO(UJKZ), sous la direction du Pr Balé BAYALA, a lancé officiellement ledit projet ce jeudi 23 mai 2024 dans la salle de réunion des Ecoles Doctorales. La cérémonie officielle de lancement a réuni des enseignants, des enseignants-chercheurs en sciences et technologies et des doctorants de l’UJKZ et de l’Université THOMAS SANKARA(UTS). Le projet vise à proposer une alternative de contrôle efficace et facilement accessible dans la lutte contre les parasitoses gastro-intestinales des bovins au Burkina Faso. Le mot du coordonnateur du projet et la présentation du projet ont ponctué la cérémonie.

 

 

 

 

 

Dans son intervention introductive, le Pr Balé BAYALA, coordonnateur du projet a fait une brève présentation de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) ; une structure qui prône la mise en valeur des ressources et la gestion de l’Energie nucléaire à travers la recherche et l’enseignement supérieur ; elle offre des bourses aux enseignants et enseignants-chercheurs dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire, économique et sanitaire. Il a par ailleurs invité les doctorants et les assistants à postuler aux offres de bourses afin de contribuer non seulement à l’amélioration de la recherche dans le domaine de l’élevage mais aussi à la promotion des bénéficiaires.

Le projet CRP D302043-AIEA a été présenté par Dr Géneviève ZABRE et Dr Amadou DICKO. Au cours de leurs interventions, on retient que le projet a pour objectifs de : contribuer au développement de l’élevage bovine dans notre pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ont été ciblées comme zone d’intervention ; traiter les parasitoses animales provoquées par les nématodes gastro-intestinaux par l’utilisation de molécules anthelminthiques. Leur  étude a démontré les limites de l’utilisation des anthelminthiques de synthèse, qui s’avérait inefficace due à l’installation de résistances. L’objectif, c’est développer des traitements alternatifs, efficaces et accessibles présentant le moins de risques pour l’environnement. Dans leur logique, deux plantes bioactives répondent à cet impératif.

Pr Balé  a invité les porteurs du projet et les membre du Labo de physiologie animale de l’ED-ST à  : -Récolter et conditionner les feuilles de Cératothèques sesamoïdes et l’Acacia raddiana ; Collecter et tester la qualité des fientes de volailles ; – Évaluer l’activité anthelminthique in vivo de chacune des deux plantes et des fientes de volailles chez les bovins et à se lancer pour des projets porteurs qui pourront se greffer à celui présenter. « Le projet reste ouvert et chaque assistant est appelé à s’y investir » a-t-il ajouté.

En rappel, l’élevage est une activité essentielle qui participe au développement socio-économique du Burkina Faso ; il occupe la 3ème place en termes de recettes en devises après l’Or et le Coton et contribue à 26% aux recettes d’exportation, selon des études de 2019. Malgré l’importance de l’activité, nombreuses difficultés liées à l’alimentation et à la santé des bovins freinent son essor. Le risque environnemental est un des facteurs qui a valu la formulation de ce projet cofinancé par la FAO et L’AIEA.

Après des échanges bien nourris, le projet a été officiellement lancé ce jour-ci.

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